L’impact d’un mauvais sommeil sur le corps et l’esprit

29 octobre 2021 - 0 commentaires

Alors que la ville prend vie le matin ou que le coq chantonne au petit jour, vous ouvrez les yeux… et vous êtes fatigués. Pourtant, la certitude d’avoir dormi vous étreint. C’est donc le signe que le sommeil n’était pas d’une bonne qualité, et malheureusement, il n’y a pas qu’une sensation désagréable qui peut en résulter. La journée va être longue… mais c’est surtout le corps et l’esprit qui absorbent les plus grandes conséquences d’un mauvais sommeil !

 

Les causes d’un mauvais sommeil

Les troubles du sommeil existent aujourd’hui plus que jamais. Dans un monde qui va –et vit- à cent à l’heure, il est parfois difficile de parvenir à mettre son cerveau en veille, et surtout, de comprendre les limites du corps. L’être humain prend l’habitude de forcer, de se surpasser, mais cela a des conséquences sur sa santé et son bien-être. Depuis quelques années, les études se succèdent et les preuves s’accumulent : qui n’a jamais souffert d’une seule insomnie ?

Endormissement retardé, insomnies chroniques ou ponctuelles, et éveils nocturnes sont un fléau  et un quotidien pour beaucoup. Les causes sont souvent multiples et le résultat d’une accumulation de « petits rien » qui pourtant empêchent le repos réparateur dont le corps et l’esprit ont besoin. Parmi les causes qui troublent le sommeil, l’on retrouve :

Apnée du sommeil : trouble du sommeil invisible, elle cause pourtant de nombreuses conséquences. Si le cerveau ne parvient pas à donner aux muscles respiratoires l’ordre de fonctionner, si les poumons ne parviennent pas à absorber la quantité d’air suffisante pour respirer ou si cette absorption est interrompue, il s’agit d’apnée du sommeil.

La maladie de Willis-Ekbom : cette maladie concerne les personnes âgées de 25 à 45 ans. Rare, elle passe parfois pour de l’impatience auprès de l’entourage. Aussi appelée syndrome des jambes sans repos, cette maladie créé une sensation de picotement ou de brûlures dans les jambes de la personne, sensation qui ne peut être soulagée qu’à travers la marche. Cette maladie a de nos jours des traitements, et peut être passagère comme dans le cas d’une grossesse, une carence en vitamine B9 ou en fer. Si elle s’installe plus longuement, elle perturbe le sommeil avec des réveils intempestifs.

Les irrégularités du rythme circadien : le rythme circadien peut se traduire par l’horloge interne dont tous les êtres humains disposent. Il comprend notamment les cycles du sommeil. Un dérèglement du cycle circadien entraînera ainsi un mauvais sommeil (non réparateur), un état de fatigue et des insomnies fréquentes.

La narcolepsie : la narcolepsie est également une des causes d’un mauvais sommeil, bien qu’elle soit à un tout autre niveau puisque reconnue comme pathologie. La personne atteinte de narcolepsie souffre alors d’un cycle du sommeil bouleversé, puisqu’elle aura tendance à somnoler de manière excessive durant la journée, souffrir de paralysie du sommeil ou d’hallucinations lorsque le sommeil est dit « léger » (endormissement et réveil). Pour soigner la narcolepsie, il faut un traitement médicamenteux.

 

Les conséquences d’un mauvais sommeil

Si les causes d’un mauvais sommeil peuvent être multiples et variées, les conséquences d’un mauvais sommeil le sont tout autant. À long ou court terme, des effets se font alors ressentir sur le corps, l’esprit et l’humeur générale de l’individu.

Sur le corps :

Une prise de poids est observée : lorsque le cerveau manque de sommeil, il a tendance à activer des mécanismes dits « primaires ».  L’activité du lobe frontal est réduite, et l’activité dans le centre de récompenses s’active au contraire plus facilement. Autrement dit, la personne aura tendance à se diriger vers des mécanismes simples, qui nécessitent le minimum d’efforts et un plaisir rapide. C’est le cas dans l’alimentation, et la consommation de nourriture grasse, sucrée ou salée est favorisée à une alimentation saine.

Des maladies cardio-vasculaires : l’une des causes du manque de sommeil peut par exemple mener à ces maladies. Il s’agit de l’apnée du sommeil. Elle peut engendrer de la somnolence durant la journée, la sensation d’étouffer pendant la nuit et des réveils en sursaut. À long terme, c’est prendre le risque de souffrir de soucis cardio-vasculaires.

Outre l’apnée du sommeil, cela s’explique aussi si un manque de sommeil se prolonge dans le temps. Les risques se multiplient et la manque de sommeil modifie le taux d’hormones ou de molécules dans le corps.

 

Bon à savoir : à contrario, le fait de dormir plus de neuf heures par jour (soit durant un cycle de 24 heures) peut également être le signe d’une maladie cardio-vasculaire ou psychologique (dépression).

 

Autres risques dus à un mauvais sommeil : hypertension artérielle, cholestérol, diabète, ou encore l’obésité.

 

Sur l’esprit :

Le vieillissement du cerveau : lorsque le vieillissement est évoqué, il ne s’agit pas d’un vieillissement physique. Cela fait surtout référence à l’esprit qui a tendance à fatiguer plus vite, présenter des incertitudes de mémoire ou des problèmes d’attention et de réactivité. Cela résulte d’un très mauvais sommeil, ou alors d’un travail de nuit exercé durant plusieurs années consécutives. Ce phénomène s’explique par le fait que le cerveau voit son cycle circadien bouleversé, et ne bénéficie plus –ou beaucoup moins- de la lumière naturelle. C’est tout un mode de vie. Mais le vieillissement de l’esprit est réversible !

Des risques de dépression augmentés : lorsque le sommeil est mauvais ou perturbé, il arrive que la dépression ressurgisse ou s’accentue. Les cerveau ne fait jamais de « pause » et continue, au contraire, d’altérer l’humeur et de  renforcer les troubles liés à la dépression et ses causes.

Troubles de l’anxiété et angoisse : des horaires de sommeil irréguliers accentuent également les troubles de l’anxiété et les angoisses. Si le corps ne se repose pas bien, le cerveau, lui, continue de fonctionner et d’alimenter ainsi les sources de ces troubles.

Des facultés cognitives diminuées : un mauvais sommeil ou des troubles du sommeil ont cela en commun avec la maladie d’Alzheimer, qu’ils sont tous deux associés à des facultés cognitives altérées. Selon une étude réalisée par des chercheurs d’Oxford à propos de la maladie d’Alzheimer, il a été trouvé que les personnes qui dormaient moins de quatre heures par nuit avaient tendance à voir leurs facultés cognitives diminuées. Mais les personnes qui dormaient plus de huit heures par nuit constataient également cette diminution. Les chercheurs se sont alors penchés sur la qualité du sommeil, et non plus seulement sa quantité.

Une étude intéressante qui renvoie aux besoins de chaque personnes selon son mode de vie.

 

Sur l’humeur :

Des émotions « mauvaises » : parmi elles on compte l’irritabilité qui se manifeste plus rapidement, peu de patience ou au contraire un temps de réaction allongé. Selon le sommeil et les troubles dont souffre la personne, l’humeur ne sera pas modifiée de la même façon.

Des pics de fatigue : manquer de sommeil, c’est aussi se sentir bien pendant un instant, et épuisé l’instant suivant. Les taux d’hormones sont modifiés et cela a un impact direct sur les humeurs et les émotions, mais également sur nos réactions face aux différentes nouvelles de la journée. Si parfois, ces changements sont minimes, pour certaines personnes, ils peuvent constituer un véritable fléau.

 

Retrouver une bonne hygiène de sommeil

Ce qu’il faut donc privilégier afin d’avoir une bonne hygiène de sommeil, c’est :

La qualité prime sur la quantité : quelques heures peuvent parfois être plus réparatrices qu’une nuit complète ;

Dormir entre sept et neuf heures par nuit suffit pour un adulte ;

Eviter les écrans avant de dormir permet un meilleur endormissement et diminue le risque de sommeil interrompu ;

Une routine de sommeil est privilégiée (lecture, tisane…etc.) ;

Séances de méditation en cas de stress élevé ;

Et tout ce qui pourra vous sembler pertinent et fonctionner pour vous !

Sachez aussi que si jamais, les problèmes de sommeil persistent, il est tout à fait possible de vous tourner vers d’autres soins. L’hypnose permet par exemple de réguler le sommeil, et de guérir ce qui le trouble bien souvent. Hypnothérapeute et experte en neurosciences à Paris, c’est l’un des soins que je propose au public. De même, les effets d’un manque de sommeil se font souvent ressentir sur le corps. Un drainage lymphatique ou un drainage du visage peuvent alors en effacer les marques. Ce sont aussi des soins thérapeutiques du corps que je propose.

Vous pouvez prendre rendez-vous sur Doctolib.
Enfin, il est possible d’en apprendre davantage sur moi en écoutant le podcast dans lequel j’ai été interviewée ou en écoutant mon podcast Combattantes.
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