Avoir un enfant après 40 ans, c’est possible

27 mai 2022 - 0 commentaires

 

La grossesse est un phénomène naturel. À travers les différentes époques, l’âge moyen pour avoir un enfant n’a fait que changer. Et si il y a deux ou trois générations de nous, les femmes avaient souvent leur premier enfant aux alentours de vingt ans, c’est plus rarement le cas de nos jours. On privilégie un temps de vie, on « profite » avant de se poser plus sérieusement et de penser à fonder une famille. Pour autant, y a-t-il une limite d’âge pour avoir un enfant ? Est-il possible d’avoir un enfant après quarante ans ? Et si oui, y a-t-il plus de risques pour la mère et l’enfant ?

 

Y a-t-il un âge pour faire des enfants ?

Il y a encore cinquante ans, nos grands-mères commençaient à procréer à l’âge de vingt ans, voire plus tôt. Au fil des époques, de manière plus générale, l’âge auquel les femmes avaient un enfant n’a cessé de se modifier. Et pour cause, tout cela dépend en réalité de nombreux paramètres sociétaux. En effet, on vivait moins longtemps ; absence de contraceptif comme le préservatif ; on avortait moins facilement, c’était plus douloureux… Tant et tant de paramètres sociaux qui agissaient de manière plus ou moins directe sur les femmes et le couple.

Ainsi, il n’y a pas à proprement parler « d’âge pour avoir un enfant ». Aucun âge ne fera d’une personne un meilleur parent. Toutes les époques ont dépendu d’un style de vie, d’une classe sociale, d’injonctions implicites et/ou de l’envie de devenir mère.

 

Des grossesses de plus en plus tardives

Avec l’avancée de la science et le rallongement de l’espérance de vie, de nos jours, les femmes se consacrent à la grossesse de plus en plus tard. En France, selon l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques), en 1994, l’âge moyen des femmes à l’accouchement est de 28 ans et 8 mois.  En 2021, ce chiffre est de 31,2. Autrement dit, l’âge moyen des femmes à l’accouchement n’a cessé de croître lors des 27 dernières années.

 

À quoi est due cette évolution ?

Outre les paramètres sociaux et médicaux qui permettent de vivre plus longtemps et de mieux se soigner, il s’agit surtout de comprendre ce subtil mélange entre besoin et envie de vivre sa vie avant de la donner. Autrement dit, les femmes préfèrent se consacrer à leur carrière, à des voyages, à leurs proches, avant de fonder leur propre famille.

Pour certaines femmes, ce besoin de maternité peut également ne jamais avoir lieu. C’est ce que l’on nomme les « childfree ». Elles décident de ne pas répondre de leur non-envie d’avoir un enfant, qu’importe les injonctions sociétales qui rappellent souvent que la femme est aussi une mère (alors que pas tout le temps !)

L’évolution de l’âge des femmes à l’accouchement se traduit donc par une confiance des femmes dans leur avenir, et surtout une volonté implacable de profiter de leur vie avant de se lancer dans la maternité.

 

Les différentes façons d’avoir un enfant après 40 ans

Si l’âge des grossesses recule, avoir un enfant après 40 ans devient également de moins en moins rare. Toutefois, cela comporte quelques contraintes, notamment si la fécondation ne peut pas se passer de façon traditionnelle.

En effet, les femmes de 40 ans et plus peuvent elles aussi se tourner vers des méthodes de PMA comme la FIV. Ce sont des méthodes souvent éprouvantes, tant physiquement que psychologiquement. N’hésitez pas à aller voir comment garder le moral pendant une PMA ! Néanmoins, les risques sont plus élevés, de même que le taux d’échec. Ce n’est pas impossible pour autant, et certaines femmes parviendront à tomber enceintes après 40 ans !  Mais il ne faut tout de même pas ignorer certains risques.

 

Les risques d’une grossesse après 40 ans

Ce que l’on appelle plus communément les « grossesses tardives » ne sont toutefois pas sans risques, tant pour le bébé que pour la mère. Et pour cause, au contraire des hommes, la période de fertilité chez les femmes s’arrête à la ménopause. Selon les chercheurs, la qualité ovarienne est optimale jusqu’à l’âge de 35 ans ; après, les chances de tomber enceinte se réduisent malgré la possibilité de pouvoir encore tomber enceinte puisque la ménopause n’est pas encore présente.

Mais pour les grossesses tardives, les risques semblent se multiplier au niveau de la santé. C’est notamment le cas concernant les fausses couches. Elles seraient en effet plus élevées après 30 ans. Le risque s’élève même, selon les médecins, à un pourcentage de 30% pour les personnes qui tomberaient enceintes entre 40 et 44 ans. Ce taux grimperait à 40% de chances de fausse couche pour les personnes qui tomberaient enceinte entre 45 et 49 ans.

Parmi les autres risques existants pour la maman, l’on trouve :

  • Diabète gestationnel ;
  • Hématome rétro placentaire ;
  • Hémorragie de la délivrance ;
  • Hypertension artérielle ;
  • Mortalité maternelle ;
  • Placenta praevia (implantation du placenta à proximité de l’orifice interne du col).

Pour le bébé aussi, les risques existent :

  • Anomalie chromosomique (concernant en particulier la trisomie 21) ;
  • Macrosme (bébé de + de 4kg) ;
  • Malformations congénitales ;
  • Prématurité ;
  • Retard de croissance in utero (RCIU).

 

Les avantages d’une grossesse tardive !

Malgré les risques d’une grossesse tardive, il y a également de nombreux avantages dans le fait d’attendre un bébé après 40 ans. Parmi eux, l’on retrouve notamment :

Des mamans épanouies : une fois passée la trentaine, les femmes ont eu le temps de se trouver. Le plus souvent, elles ont une carrière, un équilibre de vie qui les rend heureuse et sont donc mentalement prêtes à accueillir un nouvel être vivant au sein de leur foyer. La stabilité émotionnelle et financière que leur procure leur âge et leur expérience de vie leur permet d’être plus sereines.

Une stabilité générale : outre cela, la stabilité générale dans la vie de la mère lui permet de mûrir sa décision d’avoir un enfant. Ainsi, lorsqu’elle décide de tomber enceinte, peu importe la méthode choisie, elle est sûre d’elle. Les doutes n’existent pas, ou très peu.

Une expérience plus large de la vie : à 40 ans, on n’a pas la même expérience qu’à 28 ans. Et c’est bien vrai ! La mère de 40 ans ou plus possède en effet une certaine expérience de la vie qui lui permet d’avoir souvent plus de patience avec l’enfant. Outre la décision bien réfléchie, c’est l’expérience de la vie elle-même qui l’aidera dans l’éducation et le soin de son enfant.

Plus de chances d’avoir une grossesse multiple : après 35 ans, le système hormonal change, ce qui permet de connaître une grossesse multiple. Si cela ne se produit pas à tous les coups, les chances sont tout de même plus élevées à 40 ans et plus qu’à 20 ans.

 

En quelques mots…

Ainsi, une grossesse après 40 ans est tout à fait possible. Si cela peut de prime abord paraître très dangereux au vu des risques, c’est aussi une immense source de bonheur, tant pour l’enfant que pour la mère. Mais ces risques, il ne faut pas les ignorer pour autant ! Au contraire, parlez-en avec des spécialistes, votre gynécologue, votre médecin, mûrissez votre décision ! Soyez prête et sûre de vous pour vous lancer dans une telle aventure !

Que vous ayez 25, 34 ou 42 ans, durant la grossesse, n’oubliez pas de prendre soin de vous…

De mon côté, je suis Charlotte Vallet, hypnothérapeute et experte en neurosciences à Paris. Je propose des séances d’hypnose, mais également des soins pour le corps et le visage, comme le drainage lymphatique.

Vous pouvez prendre rendez-vous sur Doctolib.

Vous pouvez en apprendre davantage sur moi en écoutant le podcast dans lequel j’ai été interviewée ou en écoutant mon podcast Combattantes.

De même, j’organise depuis peu des retraites bien-être qui permettent de se (re)découvrir. Au plus proche de la nature, renouez avec vous-même. Pour en savoir plus, c’est par ici : https://www.charlottevallet.fr/produit/retraite-nouveau-depart-renaissance-normandie/

 

 

 

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